La Musique se fait entendre, elle envahit l’espace, et se déploie dans sa dimension linéaire liée au temps qui passe.
La Peinture ne se voit que si l’on tourne le regard vers elle, elle existe là, résumée comme en un moment unique.
Alors « transformer » l’une en l’autre est une gageure, qui nécessite une immersion totale, un ressenti des ambiances, émotions et sentiments suggérés et l’atteinte par lâcher-prise de ce lieu abstrait universel où tout existe sous forme vibratoire. En cet endroit ondulatoire et mystérieux des origines, où tout est découpé en éléments perceptifs de base, les re-compositions sont possibles.
Partant d’un média artistique donné, on peut remonter à cette source, puis redescendre, dans la même essence si l’alchimie est réussie, par une manifestation en un autre média sous la forme artistique de prédilection de l’artiste en présence : musique ou peinture ou aussi danse ou poésie …
Ces deux dernières existent à la frontière des deux autres, et les associations et possibilités de mixages sont infinis.
La Poésie qui se présente comme musique des mots, et peinture des perceptions, aussi fines et originales soient-elles!
La Danse qui peut exister pour elle même, sans support musical, et se vit comme peinture en mouvement occupant tout l’espace, et musique suggérée au rythme percuté ne serait-ce que par les pieds au sol.